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samedi 2 mars 2002 |

MARSEILLE (CIRA) : Denise Reyre nous parlera du sujet de la thèse qu’elle a soutenue à l’Université de Provence en juin 2000. Elle a pour titre : Anarchisme et anarchie dans l’œuvre de Jean Giono

samedi 2 mars 2002

MARSEILLE (CIRA) : Denise Reyre nous par­le­ra du su­jet de la thèse qu’elle a sou­te­nue à l’Uni­ver­si­té de Pro­vence en juin 2000. Elle a pour titre : Anar­chisme et anar­chie dans l’œuvre de Jean Gio­no. Elle y ex­pose com­ment Gio­no a trans­fé­ré dans son œuvre ses convic­tions li­ber­taires et plus par­ti­cu­liè­re­ment les no­tions de pa­ci­fisme, d’hu­ma­ni­té et de gé­né­ro­si­té.
Dans la fa­mille Gio­no, on est li­ber­taire de père en fils. Le grand-père, puis le père de Jean Gio­no passent pour être des anar­chistes : le pre­mier "car­bo­na­ro ita­lien et for­ban ré­vo­lu­tion­naire", le se­cond, "qua­rante-hui­tard et gué­ris­seur de plaies hu­maines". Ce­pen­dant, l’image du père, com­mu­né­ment ap­pe­lé "le père Jean", n’a pas to­ta­le­ment gom­mé celle de la mère, pa­ran­gon de nom­breuses femmes li­ber­taires de l’œuvre. L’ex­pé­rience conta­dou­rienne (1935-1939) de l’homme Jean Gio­no a vu la mise en place d’une com­mu­nau­té sur le pla­teau de Conta­dour, comme le per­son­nage de Bo­bi (Que ma joie de­meure) l’avait fait sur le pla­teau Gré­mone. L’apo­lo­gie de la na­ture et le re­tour aux vraies ri­chesses au sein d’une com­mu­nau­té où l’homme, pa­ci­fiste in­con­di­tion­nel, ne peut vivre qu’en har­mo­nie avec lui-même. Gio­no a trans­fé­ré dans son œuvre ses convic­tions li­ber­taires, avec pour de­vise : pa­ci­fisme, hu­ma­ni­té et gé­né­ro­si­té.