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samedi 10 janvier 2009 |

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par Juanito Marcos et Yves à propos du livre de Antonio Téllez Solá : Le réseau d’évasion du groupe Ponzán

samedi 10 janvier 2009

MARSEILLE (CIRA) : Cau­se­rie ani­mée par Jua­ni­to Mar­cos et Yves à pro­pos du livre de An­to­nio Tél­lez Solá : Le ré­seau d’éva­sion du groupe Ponzán

An­to­nio Tél­lez, après un tra­vail de re­cherche ap­pro­fon­di, re­trace ici l’his­toire de Fran­cis­co Ponzán Vi­dal. Il s’agit d’un per­son­nage his­to­rique dont la vie a in­car­né l’ac­ti­vi­té des anar­chistes contre le na­zisme pen­dant la Se­conde Guerre mon­diale. Il dé­ploya deux tâches ma­jeures, le ser­vice du ren­sei­gne­ment et le sau­ve­tage de ré­sis­tants et de per­sonnes per­sé­cu­tées ou pour­chas­sées. Ponzán dans les an­nées de la guerre ci­vile es­pa­gnole (1936-1939) fai­sait par­tie du ser­vice de ren­sei­gne­ment des Co­lonnes Confé­dé­rales de la CNT sur le front d’Ara­gon. Plus pré­ci­sé­ment il était dans le Ser­vice d’In­tel­li­gence Spé­cial Pé­ri­phé­rique (SIEP). Il avait pour mis­sion de fran­chir les lignes en­ne­mies afin d’es­pion­ner et d’ex­fil­trer les com­pa­gnons blo­qués dans la zone na­tio­na­liste. Une fois en exil, Ponzán et une par­tie de ses com­pa­gnons mirent leur ex­pé­rience au ser­vice de la cause an­ti-fas­ciste. Ils tra­vaillèrent avec d’autres groupes li­ber­taires et par­fois avec les ser­vices se­crets al­liés. Ils or­ga­ni­sèrent le ré­seau d’éva­sion à tra­vers les Py­ré­nées le plus im­por­tant de la Se­conde Guerre mon­diale. Le groupe connu sous le nom de " ré­seau d’éva­sion du groupe Ponzán ", n’a pas tou­jours sus­ci­té la com­pré­hen­sion du mou­ve­ment li­ber­taire qui n’a pas tou­jours com­pris ses ca­rac­té­ris­tiques et son fonc­tion­ne­ment. L’im­por­tance du groupe a été ce­pen­dant re­con­nue par les gou­ver­ne­ments al­liés et par la plu­part des his­to­riens de la Ré­sis­tance. Dans ce livre, An­to­nio Tél­lez est le pre­mier à étu­dier la ge­nèse et les ac­ti­vi­tés du ré­seau. Son ob­jec­tif est de mon­trer l’as­pect spé­ci­fi­que­ment li­ber­taire du ré­seau d’éva­sion du groupe Ponzán.
An­to­nio Tél­lez est né le 18 jan­vier 1921 à Tar­ra­gone (Es­pagne). Il par­ti­ci­pa aux com­bats dans l’ar­mée ré­pu­bli­caine jus­qu’en fé­vrier 1939 et tra­ver­sa la fron­tière à l’âge 18 ans.
Après le pas­sage des camps de concen­tra­tion aux com­pa­gnies de tra­vailleurs, il re­joint les ma­quis français et par­ti­cipe à la li­bé­ra­tion de Ro­dez. Il fait par­tie des Es­pa­gnols qui ten­tèrent d’en­trer en Es­pagne par le Val d’Aran en oc­tobre 1944. Mi­li­tant de la FI­JL (Fé­dé­ra­tion Ibé­rique des Jeu­nesses Li­ber­taires) de­puis 1936, il col­la­bore dès 1944 aux re­vues Ru­ta et So­li­da­ri­dad Obre­ra.
Après l’as­sas­si­nat de son ami Jo­sé LLuís Facerías, le 30 août 1957 à Bar­ce­lone, il crée avec d’autres com­pa­gnons la re­vue Ata­laya et tra­vaille à l’agence France-Presse. En 1961, quelques temps après la mort d’un autre de ses amis, Fran­cis­co Sa­ba­té (mars 1960), il ar­rête de mi­li­ter et se consacre ex­clu­si­ve­ment à l’his­toire des groupes d’ac­tion. Il écrit aus­si dans la presse li­ber­taire. An­to­nio Tél­lez est dé­cé­dé le 26 mars 2005 à Per­pi­gnan.
Le ré­seau d’éva­sion du groupe Ponzán par An­to­nio Tél­lez Solá. Tou­louse : Le Co­que­li­cot, 2008. 405 pages. 22 eu­ros (ce livre est dis­po­nible au CIRA).