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samedi 8 septembre 2012 |

MARSEILLE (CIRA) : Causerie spectacle par Guy Baldet :
« Moi, si j’étais maître, je n’aurais point de domestique » (Guignol)

samedi 8 septembre 2012

MARSEILLE (CIRA) : Cau­se­rie spec­tacle par Guy Bal­det :

« Moi, si j’étais maître, je n’au­rais point de do­mes­tique » (Gui­gnol)

Né en 1808 à Lyon, Gui­gnol ou­vrier ca­nut a été le porte-pa­role de tous les pauvres et les lais­sés-pour-compte.
Le théâtre Gui­gnol était un spec­tacle po­pu­laire dans le­quel la contes­ta­tion avait une part ac­tive et où la clien­tèle trou­vait le re­flet de ses sou­cis, de ses mau­vaises hu­meurs et de ses es­pé­rances.
Gui­gnol tel qu’il était joué dé­ran­geait l’ad­mi­nis­tra­tion, il dé­ran­geait le Pré­fet, il dé­ran­geait les no­tables lyon­nais.
Un ar­rê­té dra­co­nien du 5 no­vembre 1852 sur la « po­lice des crèches Gui­gnols pe­tits théâtres » vient ap­pli­quer au Gui­gnol la loi gé­né­rale de cen­sure de juin 1851.

Suivent les rai­sons d’in­ter­dic­tions les plus di­verses

« Si la de­mande du sieur Mous­sé était ac­cueillie, son éta­blis­se­ment de­vien­drait le ren­dez-vous de toute la gente ta­pa­geuse du quar­tier de Vaise (quar­tier ou­vrier de Lyon). Ces éta­blis­se­ments ne sont en gé­né­ral fré­quen­tés que par ce qu’il y a de plus in­fâme dans la classe ou­vrière ».
« Il y a d’or­di­naire as­sez de mo­tifs de désordre dans ce quar­tier, sans y créer en­core un théâtre Gui­gnol dont le but est d’at­ti­rer les deux sexes et d’y créer une suc­cur­sale hon­teuse du point de vue des mœurs ».
« Les pièces qu’on y pré­sente sont en gé­né­ral mau­vaises, les scènes qu’on y joue sont com­po­sées de rap­so­dies les plus dé­tes­tables et ra­re­ment la pièce se ter­mine sans faire l’apo­lo­gie du viol et de l’as­sas­si­nat ».

2008 !

Rien n’a chan­gé, ni la po­lice, ni la mi­sère !
Gui­gnol, c’est une idée, c’est le verbe en li­ber­té, mille et une voix en­semble à contre-cou­rant.
Gui­gnol dit NON à l’in­sup­por­table qu’on ne sup­porte plus, même le por­table.
Le por­table de Gui­gnol, c’est le bâ­ton, com­mu­ni­ca­tion di­recte, images et çons ; faut que ça rentre bien dans la tête de l’autre en face qui ne fait pas dans le mou. L’op­pres­sion douce n’existe pas hors tiatre.
Gui­gnol, c’est une idée, le verbe qui pos­sède le NON.
Gui­gnol, c’est la ra­caille, la ca­naille à net­toyer au kar­cher.
Cogne Gui­gnol, cogne en­core
La ré­pres­sion ne res­pecte que la ma­nière dont ils nous traitent.
Alors :
Coup pour coup.
Glou pour glou
Cou­rage, fuyons en li­ber­té….