CIRA Marseille (Test)

Accueil > Débats > 2014-2015 > MARSEILLE (CIRA) : De l’éducation nationale à une alternative éducative, une (...)

samedi 14 mars 2015 |

MARSEILLE (CIRA) : De l’éducation nationale à une alternative éducative, une causerie dans tous ses états par Erwan Redon, Nicolas Sonnet, Marie Claude Labourin et Vincent Reyes

samedi 14 mars 2015

MARSEILLE (CIRA) : De l’édu­ca­tion na­tio­nale à une al­ter­na­tive édu­ca­tive, une cau­se­rie dans tous ses états par Er­wan Re­don, Ni­co­las Son­net, Ma­rie Claude La­bou­rin et Vincent Reyes

Nous sommes des édu­ca­teurs-trices en tout genre, at­ta­chéEs aux ser­vices pu­blics. De­puis quelques an­nées nous ten­tons d’amé­lio­rer un sys­tème dé­fi­cient. L’an­née sco­laire 2013-2014, nous avons sou­hai­té une nou­velle fois nous faire en­tendre sur la sur­charge des classes, le manque d’AT­SEM, la ré­forme des rythmes sco­laires, l’em­pê­che­ment fait aux pé­da­go­gies ac­tives, le re­fus d’ou­ver­ture d’une 6e classe, l’ab­sence de tra­vail co­édu­ca­tif... Suite à de nou­velles pres­sions hié­rar­chiques, tant sur les en­sei­gnantEs que sur les pa­rents, en l’ab­sence d’en­ga­ge­ment fort des en­sei­gnantEs et des res­pon­sables aca­dé­miques, nous avons adop­té l’idée d’in­ves­tir notre temps dans la créa­tion en de­hors du ser­vice d’État : non seule­ment une autre école aux di­men­sions plus hu­maines tant sur le plan du nombre d’en­fants à ac­cueillir que sur la pé­da­go­gie mise en œuvre, mais aus­si l’in­ven­tion d’un es­pace d’édu­ca­tion conti­nue.

Cette dé­ci­sion nous donne ac­cès à des li­ber­tés qui nous étaient re­fu­sées, pour agir sur des su­jets, pa­ra­doxa­le­ment en­cou­ra­gés aus­si par l’État (co­édu­ca­tion, li­ber­té pé­da­go­gique…).

À tra­vers l’as­so­cia­tion Mi­cro école Bri­ca­brac-Es­paces Édu­ca­tifs, il s’agit de pro­mou­voir par tous moyens, des formes d’ex­pé­ri­men­ta­tions scien­ti­fiques, tech­niques, en­vi­ron­ne­men­tales, ar­tis­tiques et so­ciales per­met­tant à tout in­di­vi­du une édu­ca­tion per­ma­nente, dans un cadre dé­mo­cra­tique et at­ten­tif à ses condi­tions de vie in­di­vi­duelles et col­lec­tives.

L’exi­gence des ap­pren­tis­sages se fe­ra dans la conti­nui­té des temps édu­ca­tifs de la fa­mille, des loi­sirs et de la vie sco­laire, dans un es­pace de vie gé­ré conjoin­te­ment par les pa­rents, les en­fants, les en­sei­gnantEs et les per­sonnes in­té­res­sées. Ayant écar­té cer­tains élé­ments blo­quants dans l’Édu­ca­tion na­tio­nale, nous nous confron­tons ce­pen­dant dé­sor­mais à d’autres pa­ra­mètres contrai­gnants liés à l’or­ga­ni­sa­tion ad­mi­nis­tra­tive de notre so­cié­té et aux moyens que cette ex­pé­rience né­ces­site.