Le principal but du CIRA est de collecter, de classer et d’archiver tout ce qui a un rapport avec l’anarchisme et de le mettre à disposition de toute personne intéressée.

Le CIRA possède aussi des archives personnelles de militant·e·s, des affiches, des tracts, des films, des documents iconographiques (cartes postales, photos, autocollants), des documents numériques, des travaux universitaires (300), des dossiers biographiques, des objets comme, entre autres, ceux fabriqués au bagne par Alexandre Marius Jacob, ou encore le magnifique drapeau noir du groupe anarchiste de Marseille-Saint-Henri-Vallée-de-Séon, fabriqué en 1900. Il y a aussi des cassettes audio et vidéo, des DVD, des disques vinyles et des objets divers (briquets, badges, tableaux…).
De nombreux périodiques sont envoyés par celles et ceux qui les éditent et ils sont archivés (1 700 titres, dont 1 400 en français).
Les fonds sont alimentés par des dons. Les éditeurs envoient leurs livres pour la bibliothèque au titre du service de presse, les militant·e·s leurs revues, fanzines, tracts et affiches. Nous recevons parfois des dons très importants de livres et d’archives de la part de militant·e·s eux-mêmes ou de leurs proches.
L’ensemble des fonds peut être consulté librement et gratuitement par toute personne intéressée : militant·e, étudiant·e, chercheur et chercheuse, écrivain·e, universitaire, journaliste…
Les recherches peuvent se faire les jours de permanence, mais également en prenant rendez-vous. Il est répondu par courrier aux demandes de renseignements lorsque les recherches ne sont pas trop longues.
Quand il a perdu son local en 1989, le CIRA a déposé une partie de son fonds (1 750 périodiques, 2 000 affiches…) aux Archives départementales des Bouches-du-Rhône à Marseille. Ces documents ont été classés et peuvent y être consultés tous les jours d’ouverture.
Le prêt des livres de la bibliothèque est réservé aux adhérent·e·s du CIRA. Le catalogue peut être consulté sur le site Internet. Un catalogue sur fiches des livres est consultable sur place.
À l’entrée du local se trouve un espace de diffusion ; on peut y trouver, à la vente, les nouveautés (livres, brochures et périodiques) de la plupart des éditeurs libertaires et anarchistes. Sur le trottoir, la bouquinerie nous permet de proposer à prix libre des livres donnés non retenus pour nos archives
Un bulletin est publié (46 numéros à ce jour). Des sujets très variés y ont été abordés. Ces bulletins sont complétés par une Bibliographie anarchiste annuelle (depuis 1990) et par une Feuille d’infos actuellement bimestrielle (depuis 1999). Éditeur, le CIRA a publié deux livres en collaboration avec d’autres associations (Han Ryner et André Arru) et 18 calendriers (depuis 2008).
Depuis les années 1990, chaque semaine il y a des cours d’espéranto, cette langue qui, depuis sa création, a toujours été appréciée par les anarchistes.
Le CIRA prête des documents pour des expositions, collabore à des colloques, participe à divers salons du livre, anarchistes ou non, présentant la production des éditeurs libertaires.

Le local ouvre ses portes une ou plusieurs fois par semaine. Le public, adhérent·e·s ou non, est accueilli lors de ces permanences. S’il ne connaît pas le CIRA et son local, une visite guidée lui sera proposée, ainsi qu’un petit historique. Le public vient pour discuter et échanger, lire sur place, emprunter des livres (s’il est adhérent·e), travailler, se réunir…
Le CIRA organise régulièrement des causeries, moments de rencontre et de débat avec des auteurs, des autrices et des éditeurs qui viennent présenter leurs derniers livres, avec des militants qui partagent leurs expériences, et avec des artistes (théâtre, musique). Depuis 1986, plus de 200 intervenant·e·s ont fait des exposés au CIRA. Les causeries sont enregistrées puis mises en ligne.
Le CIRA compte plus de 230 membres, originaires de toutes les régions de France et d’autres pays. Depuis 1987, le CIRA est constitué en association loi de 1901. La gestion du CIRA est faite de manière collective et militante par un conseil d’administration élu en assemblée générale. Tout le travail est fait bénévolement. Le CIRA vit essentiellement des cotisations de ses membres, il ne touche aucune subvention.
Le CIRA fait partie de la Fédération internationale des centres d’étude et de documentation libertaires (FICEDL) qui s’est réunie pour la dernière fois à Saint-Imier (Suisse) en 2023. Il est indépendant de toute organisation politique ou syndicale. Cela ne l’empêche pas de participer à certaines actions de solidarité.